Ukeru · le vrai japonais des humoristes
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Les questions sans か : の?, っけ, でしょ? et l'intonation montante

En japonais familier, les questions se passent généralement de か. Découvrez comment の? demande une explication, comment っけ vérifie un souvenir et comment でしょ? demande l'accord de l'autre.

Notes Ukeru · chiffres issus de la bibliothèque actuelle (1 905 sketchs, 174 812 répliques transcrites automatiquement), mis à jour à mesure qu’elle s’agrandit

Où est passé  ?

Les manuels enseignent une règle simple : ajoutez à la fin d'une phrase et elle devient une question. signifie « Vous y allez ? » et « Vous êtes étudiant ? » La règle est juste, mais elle décrit le langage poli. Entre amis, en famille ou entre partenaires d'un duo comique, la plupart des questions n'ont pas de du tout. Elles se terminent par , ou , ou bien ce sont de simples affirmations prononcées avec une intonation montante.

Les chiffres ci-dessous proviennent de transcriptions automatiques des 1 905 sketchs de notre bibliothèque : considérez-les comme des ordres de grandeur plutôt que comme des chiffres exacts.

est bien vivant, mais surtout poli

n'a pas disparu. Dans notre bibliothèque, les répliques terminées par représentent 2 373 lignes. Beaucoup sont des questions polies : , , ou le abrégé qu'emploient les cadets (voir ). À l'oral, est surtout chez lui après et .

Après une forme neutre, c'est une autre histoire. ou sonne brusque, et dans la langue de tous les jours, on l'associe traditionnellement à un style plus rude et plus masculin. Prononcé avec une intonation descendante, le simple a souvent un tout autre rôle. Ce peut être une proposition (, « bon, on rentre ? ») ou quelqu'un qui se parle à lui-même (, « je vois »).

Une intonation montante suffit

La question familière la plus simple est une affirmation ordinaire, prononcée avec la voix qui monte à la fin :

Les mots sont identiques à ceux de l'affirmation. Seule l'intonation indique qu'il s'agit d'une question. Un piège : on ne peut pas garder dans une question montante. n'est pas naturel ; supprimez et dites simplement

Les réactions courtes fonctionnent de la même façon. (« C'est quoi, ça ?! ») ne contient aucune particule, et c'est une réplique classique qu'un humoriste lance à son partenaire face à une idée bizarre. Voir .

 : « qu'est-ce qui se passe ? »

L'un des remplaçants les plus courants de est . Les répliques terminées par représentent 2 458 lignes de notre bibliothèque, chez 224 des 283 humoristes. C'est à peu près autant que celles terminées par , soit environ 1 contre 1.

est la forme familière de . Comme , il ne se contente pas de demander oui ou non. Il demande une explication sur la situation qu'on a sous les yeux :

Après un nom ou un adjectif en , insérez  : (« C'est un café ? »), (« Tu aimes ça ? »).

Comme demande « qu'est-ce qui se passe ici ? », il convient parfaitement aux réactions du « sérieux » du duo face aux absurdités de son partenaire. Placé devant, en fait une interpellation : (« Mais pourquoi tu… ? »). Combinez-le avec les contractions de notre note sur les contractions familières et vous obtenez , qui va d'un amical « tu fais quoi ? » à un sec « mais qu'est-ce que tu fais ?! » selon le ton. Voir .

La version rude est . Adressée à quelqu'un à la place de , elle peut paraître insistante, voire agressive.

 : « …déjà ? »

On ajoute quand on sait qu'on a su quelque chose mais qu'on ne s'en souvient plus. Il apparaît le plus souvent sous la forme , ou après une forme passée. Avec un verbe au présent à la forme neutre, utilisez () plutôt que d'ajouter directement :

Le dernier exemple est souvent marmonné pour soi plutôt que posé comme une vraie question. Dans les sketchs, apparaît quand un personnage feint un trou de mémoire ou vérifie un détail qui ne colle pas. Il existe aussi une forme polie, ou , qui convient entre collègues : (« Pardon, quel est votre nom, déjà ? »).

Nous ne donnons pas de chiffre pour ici. Dans les transcriptions, les mêmes caractères apparaissent aussi dans (« classe »), (« hors de prix ») et (« posé dessus »), si bien que le nombre brut le surestime. Parcourez plutôt les répliques avec et . Pour en savoir plus : .

Rires du public dans cette scène0:11
Dacquoise · Premier jour de fac

Quelqu'un apprend qu'une personne de son entourage a raté l'examen d'entrée à l'université, et pourtant, elle est bien là.

Le texte apparaît quand le public rit.

On a le droit, déjà ?

Manuelそれでいいのでしたか?「いいのでしたか」 devient 「いいんだっけ」 : 「の」 se réduit en 「ん」, 「でした」 passe au neutre 「だ」, et 「っけ」 vérifie une règle dont on se souvient à moitié.

Vitesse : rapide
Plus de 〜でしたっけ? →
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 : « hein ? »

est la forme abrégée de . Les manuels présentent comme « probablement », mais dans les questions familières, il fait autre chose. Avec une intonation montante, il demande à l'interlocuteur d'approuver ce que le locuteur pense déjà :

Dans notre bibliothèque, apparaît sur 314 lignes, chez 113 humoristes.

Avec un ton descendant ou appuyé, le même cesse d'être une question et devient « Tu vois ? Je te l'avais dit » ou « Évidemment ! » : (« Mais non, c'est faux, enfin ! »). On le retrouve aussi dans (« C'est pas vrai ! » ; voir /). Le pendant plus rude de est , plus brusque et fréquent dans les répliques cinglantes ; voir .

Rires du public dans cette scène0:19
Sonmin Daihyo Minamikawa · La flûte à bec

Quelqu'un explique son refus de passer à un instrument à vent électronique, puis se plaint des hausses d'impôts.

Note culturelle Au Japon, la taxe à la consommation a été relevée plusieurs fois, et les gens s'en plaignent souvent.

Le texte apparaît quand le public rit.

Maintenant, de do à fa, c'est que des taxes, non ?

Manuel今はドからファまで税金でしょう?「でしょう」 se raccourcit en 「でしょ」 et présente un fait que l'interlocuteur est censé déjà connaître : « maintenant, c'est que des taxes, non ? »

Vitesse : rapide
Plus de 〜でしょ →
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Les utiliser vous-même

Pour en savoir plus sur ce qui se passe en fin de réplique, voir notre note sur , , et compagnie.

À vous de jouer